Bruxelles 2026 : Rencontre et coopération des lycées du Saarland
Les 18 et 19 mai, 24 lycéens de la Sarre, dont je faisais partie, ont été accueillis à la Chancellerie d’État (Staatskanzlei) à Sarrebruck avant de prendre le départ pour un séjour de deux jours à Bruxelles, organisé dans le cadre du journal lycéen. Le voyage s’est effectué en bus.
À notre arrivée, le dirigeant de la Landesvertretung à Bruxelles, Christoph Roth, et son assistant Timo Kunert, référent pour l’agriculture, la biodiversité, la justice et les affaires intérieures, nous ont annoncé notre programme. Ils nous ont expliqué le fonctionnement de la ville de Bruxelles au sein de l’Europe, tout en nous transmettant un peu d’histoire sur l’Union européenne. Après de longues discussions instructives, nous nous sommes dirigés vers le Parlement européen, un lieu central de la ville. Plus grand que celui de Strasbourg, le complexe est constitué de six édifices, chacun portant le nom d’une personnalité politique. Le plus grand est l’édifice « Altiero Spinelli », qui abrite principalement les bureaux des députés européens. Le bâtiment central, où se déroulent les sessions plénières, se nomme « Paul-Henri Spaak », en hommage à l’ancien Premier ministre de la Belgique (1938-1939), surtout connu comme l’un des pères fondateurs de l’Union européenne. Dans ce bâtiment se trouve également une œuvre d’art haute de 32 mètres, créée par l’artiste Olivier Strebelle en 1992. Cette œuvre symbolise la rencontre et l’union des différents peuples et cultures au sein de l’Europe.
Mais alors, pourquoi y a-t-il deux sièges (Strasbourg et Bruxelles) pour un seul Parlement européen ? La réponse est simple : il n’y a qu’un seul Parlement, mais il est partagé entre Strasbourg, où les députés se réunissent une fois par mois pour voter les lois pour des raisons historiques de réconciliation franco-allemande, et Bruxelles, où ils effectuent le travail quotidien de préparation, au plus près des autres institutions.
Le 19 mai, nous avons entamé une visite de la ville. Nous sommes passés devant des monuments emblématiques comme la célèbre statue du Manneken-Pis, dont la légende raconte qu’il aurait sauvé Bruxelles de la débâcle. La cathédrale Saints-Michel-et-Gudule est un joyau historique de la ville. Trônant au cœur de l’édifice, la Chaire de vérité en chêne (1699) d’Henri-François Verbruggen est un chef-d’œuvre baroque saisissant. À sa base, Adam et Ève sont chassés du Paradis par un ange et poursuivis par la Mort, tandis que la cuve se confond avec le feuillage d’un arbre immense peuplé d’animaux symboliques. Au sommet, la Vierge et l’Enfant Jésus terrassent le serpent, scellant la Rédemption.
À cette virtuosité de bois répond, dans les airs, la modernité de l’orgue Grenzing (2000). Suspendu en « nid d’hirondelle » pour préserver la lumière des vitraux, cet instrument majestueux déploie plus de 4 000 tuyaux. Ensemble, la sculpture dramatique et l’orgue aérien font vibrer l’espace gothique d’une harmonie visuelle et sonore unique.
Après cela, nous avons pris le bus en direction de l’Atomium. En chemin, nous sommes passés devant le Palais royal de Bruxelles, où réside la famille royale de Belgique. Une fois arrivés à l’Atomium, nous avons pu admirer ce monument audacieux. Conçu par l’ingénieur André Waterkeyn pour l’Exposition universelle de 1958, il représente la maille élémentaire d’un cristal de fer agrandie 165 milliards de fois. Devenu le symbole incontournable de la capitale, cet édifice futuriste relie neuf sphères d’acier à travers lesquelles les visiteurs peuvent explorer des expositions et profiter d’un panorama unique sur la ville. Malheureusement, nous n’avons pas pu y monter.
Finalement, un dernier trajet en bus pour aboutir à notre dernière activité: le studio européen et bureau de liaison de l’ARD. Situé au cœur du quartier européen, le bureau de l’ARD à Bruxelles combine journalisme de terrain et diplomatie des médias.
D’un côté, ses correspondants couvrent quotidiennement l’actualité de l’Union européenne et de l’OTAN, produisant des reportages et des décryptages en direct pour les journaux télévisés et les radios du premier réseau public allemand. De l’autre, ce bureau de liaison assure une veille politique et juridique auprès des institutions européennes afin de défendre le modèle, le financement et l’indépendance de l’audiovisuel public face aux nouvelles réglementations numériques.
Mes remerciements s’adressent également à Stéphanie Knop, de la Chancellerie d’État, pour m’avoir permis de prendre part à ce projet particulièrement enrichissant et passionnant.
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